07 Sept

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Interview : Le Directeur Général Adjoint chargé de la Recherche de l’ISSEG a répondu aux questions de notre rédaction

Interview : Le Directeur Général Adjoint chargé de la Recherche de l’ISSEG a répondu aux questions de notre rédaction

Assis confortablement dans son fauteuil, Pr Mamadou Cellou DIALLO s’est prêté sans détour à notre micro. Il était question de parler de son bilan annuel, des activités encours de réalisations, ainsi que des perspectives. De la formation des enseignants-chercheurs et de leur promotion en grades académiques, en passant par les publications d’articles scientifiques et des projets de formations aux niveaux Master et Doctorat, le DG.A-Recherche dévoile tout.  Lisez !


RED : Bonjour Monsieur le DGA, l’année universitaire a déjà pris fin, faites nous un rappel sur l’évolution de la Recherche ?


DGA-R : Nous avons pris fonction en Novembre 2017 ; durant l’année universitaire 2017-2018, la Direction chargée de la Recherche a essayé de mettre en œuvre les activités qui relèvent de ses attributions. Vous avez, entre autres, la formation des formateurs dans le cadre des programmes de 2ème et 3ème cycles  universitaires en Guinée ou à l’étranger, les publications scientifiques, la formation en méthodologie de recherche, l’organisation de conférences culturelles, l’accompagnement des enseignants - chercheurs pour la promotion en grade académique etc…


Si je prends la formation des formateurs, notre première activité a été de demander à tous ceux qui sont inscrits dans des programmes de 2ème et 3ème cycles de nous fournir des rapports d’étapes pour qu’on sache où ils sont rendus dans le cadre de leur formation et qu’est-ce qu’il leur faut à l’urgence comme assistance. Nous avons réuni tous ces rapports qui nous ont permis de positionner, à l’époque, tous les cadres concernés sur une des  tranches trimestrielles de la subvention accordée à l’ISSEG par l’Etat.  Ce qui nous a permis à date de fournir une assistance de 229. 625.000 GNF, répartis entre neuf cadres de l’ISSEG inscrits dans les universités nationales et étrangères. Ils suivent tous des programmes de doctorat et ils se répartissent comme suit :



  • Selon les options, vous avez un en Géographie, deux en Lettre et sciences de langage, un en Histoire, un en Physique, un en Chimie, deux en Science de l’éducation et un en Science de l’environnement.

  • Selon les universités, vous avez six à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, un à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) en Belgique, un à l’Université de Lille 3 de France et un à l’Université Cheik Anta Diop (UCAD) de Dakar au Sénégal.


Il était prévu qu’un plus grand nombre de cadres bénéficie de cette assistance financière, mais des mesures nouvelles, concernant la ligne formation et recherche de la subvention des IES, ont entrainé un retard au point que tous les objectifs ne sont pas atteints à date au sujet de cette assistance.  Cependant, actuellement le Ministère et ses partenaires œuvrent inlassablement pour que cette situation connaisse une amélioration. 


S’agissant des soutenances, nous avons réussi à organiser trois au niveau du Master Formation des Formateurs dans l’Espace francophone, communément appelé Master RIFEFF, car Initié dans le cadre du Réseau International Francophone des Etablissements de Formation de Formateurs (RIFEFF). Ces diplômés se répartissent équitablement entre les trois premières promotions de ce Master, à raison d’un par promotion.


Il convient de rappeler que la 5ème promotion de ce Master est en cours de recrutement.


    RED : Ce Master RIFEFF connaît beaucoup d’engouement cette année, parlez-nous en?


DGA-R : Affirmatif, dans la mesure où, suite à l’appel à candidature, nous avons obtenu plus d’une quarantaine de dossiers qui ont été soumis à l’évaluation d’un jury constitué à cet effet. Sur l’ensemble des dossiers, deux seulement ont été déclarés n’ont recevables. Tous les autres sont proclamés admissibles et sont convoqués, par la même note de service, en octobre pour la 2ème phase du concours de recrutement.


Toujours dans le cadre des formations de 2ème cycle universitaire, nous venons de lancer un appel à candidature pour le recrutement de la première promotion du Master en Administration de l’Education.


RED : Vous comptez ouvrir de nouveaux programmes de Master avec l’appui  du service des études avancées ; à quel niveau êtes-vous ?


DGA-R : Notre objectif est de promouvoir les formations au niveau deuxième cycle universitaire dans un premier temps. Vous savez que par le passé, on avait qu’un seul Master qui fonctionnait. Cette année avec l’ouverture du Master en Administration de l’éducation et la relance du Master PEN (Professeur d’Ecoles Normales), nous avons l’espoir qu’on va booster ces types de formations, en prélude à l’ouverture d’une école doctorale en Sciences de l’Education qui demeure l’ultime ambition.


Vous vous souviendrez que la dernière promotion du Master PEN est sortie en 2014 et depuis, il n’y a pas eu de recrutement.


Dans la même logique, nous comptons relancer la formation des Animateurs Pédagogiques de l’Enseignement Secondaire (APES) au niveau Master et inciter à l’ouverture des Master professionnels centrés sur les didactiques des disciplines spécifiques.


RED : Comptez-vous recrutez cette année des étudiants pour le Master PEN ?


DGA-R : Il y a beaucoup d’espoir, parce que le Directeur Général de l’ISSEG et son Adjoint chargé de la Formation et du Perfectionnement, en se référant à la tutelle qui est le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ont déjà entrepris des démarches en direction des deux ministères qui commanditent habituellement ces types formation. Il s’agit du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) et celui de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et de travail (METFPET). Le Ministère de l’Enseignement technique a déjà exprimé un besoin de 280 PEN et CPMF à former. Maintenant, nous attendons le MENA et surtout sa collaboration dans la mesure où c’est de lui que dépendent les bassins potentiels de recrutement.


RED : Les capacités d’accueil à l’ISSEG étant limitées, quelles sont les stratégies prévues pour former un si grand nombre d’étudiants qui viendront s’ajouter à ceux des autres programmes (licences et Masters) ?


DGA-R : Tout à fait, nous allons tenir compte de cette réalité. Certaines des formations au niveau Master se feront en alternance (formations en présentielle et à distance). Si malgré tout, les besoins continuent à dépasser largement les capacités d’accueil et qu’on ne puisse pas former tout le monde à même temps, on peut envisager le recrutement de deux cohortes consécutives. Mais nous espérons beaucoup que ce programme sera relancé très rapidement.


RED : Qu’en est-il du Master en Administration de l’Education ?


DGA-R : En effet,  le Master en Administration de l’Education  était déjà prévu dans le cadre de la réforme LMD ; c’était un DESS à l’origine que nous avons élevé au rang de Master, en ajoutant 30 crédits aux 90 qui étaient initialement prévus. Ce qui nous a permis d’envisager plus rapidement le recrutement de la première promotion.


RED : Faites nous le point sur l’avancement en grade des enseignants-chercheurs pour le compte de cette année.


DGA-R : A la suite de l’appel pour le recrutement et la promotion en grades académiques des enseignants-chercheurs, nous n’avons reçu que trois dossiers cette année. Il faut rappeler que pour cette session, la promotion au grade de Maître-Assistant était orientée directement vers le CAMES, ce qui aurait réduit le nombre de candidats pour la promotion à l’interne. Sur les trois dossiers soumis,  on comptait : un pour le recrutement et deux pour la promotion au grade de Maître de Conférences.


Concernant le recrutement, la Commission Technique Spécialisée de l’ISSEG n’était pas compétente pour évaluer le dossier qui comportait un diplôme de gestion, délivré par l’Université de Sonfonia. Donc ce dossier a été orienté vers la CTS spécialisée de l’UGLCS pour qu’il chemine à partir de là. Les deux autres, ont été a évalué par la CTS Lettres Sciences Humaines et Sciences de l’Education et la Commission Consultative d’Evaluation (CCE) de l’ISSEG. Ils remplissaient tous les critères retenus et c’est ainsi qu’ils ont été proposés à la CNRP pour la promotion au grade sollicité.


RED : Vous avez organisé deux conférences scientifiques au cours de l’année, quel est le bilan ?


DGA-R : Nous avons organisé deux conférences dont les thèmes étaient les suivants :



  • « Formation professionnelle en Guinée et Enjeux de Travail et Emploi décents pour tous » ;

  • « De l’école normale supérieur de Manéah à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée : mobilité et polyvalence d’un système d’enseignement universitaire ».


Le premier conférencier était le Dr Baba DIANE, Directeur national de de la formation professionnelle et technique au Ministère ETFP-ET. Le second, l’honorable Pr Thierno Aliou Baniré DIALLO, Coordinateur Général du « Cercle Scientifique Karamoko KOUROUMA ». Ce dernier fut Directeur Général de l’ISSEG et Ministre de l’Enseignement Supérieur de et de la Recherche Scientifique.


J’avoue que ces conférences ont été très intéressantes. Il y a eu une forte mobilisation des étudiants, des enseignants et autres cadres et professionnels de l’éducation. Les conférences étaient riches en contenus et se sont soldées par des débats très fructueux et fortement appréciés de tous.


RED : Qu’en est-il de la publication de la Revue « faisceau » ?


DGA-R : Cette année, le Ministère à opéré un choix qui consistait vraiment à changer les procédures d’intervention en matière de formations et de recherches, incluant les publications. Cette ligne existait dans les subventions qu’on recevait trimestriellement. Mais le Ministère a choisi un autre mode de gestion. Ce qui fait qu’on n’a pas eu les ressources à temps pour publier le numéro 13 de « Faisceau ». Tout était mis en place, mais faute de financement on n’a pas pu l’éditer. Dès que les fonds seront disponibles, nous irons vers l’édition du n°13 de la revue.


Nous prévoyions une édition en collaboration avec harmattan Guinée, pour  aller vers l’indexation de la revue. Ce qui nous conduirait vers l’élargissement du comité de lecture à des chercheurs d’autres universités nationales et étrangères. Donc on veut l’améliorer dans ces deux directions, afin que les publications qui paraissent soient vraiment d’une crédibilité qui facilite la promotion en grades académiques, même dans le cadre du CAMES.


RED : Pour clore cet entretien, dites-nous vos perspectives.


 DGA-R : Les perspectives de la Direction de la recherche découlent aisément des différents points qui ont été abordé tout au long de cet entretien. Il s’agit, entre autres de :



  • Redynamiser les formations de deuxième cycle par la relance des masters en souffrance et l’ouverture de nouveaux masters ;

  • L’accompagnement pédagogique et financier des cadres de l’ISSEG actuellement inscrits dans des programmes de master ou de doctorat ;

  • L’édition de faisceau n° 13 ;

  • L’organisation de séminaires et ateliers consacrés à la méthodologie de la recherche et à la rédaction scientifique ;

  • L’organisation de voyages d’études et de conférences culturelles ;

  • L’ouverture d’un laboratoire en sciences de l’éducation ;

  • Le développement de partenariats pour la promotion de la recherche en éducation.


                                                            A propos des auteurs :


Alpha Oumar DIALLO 621 803 454  alphafria@gmail.com


Tamba KAMANO      621 712 457 tambatimothee@gmail.com